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Collège Romain Rolland

 
 

Commentaires sur les 1ères de couverture : deuxième atelier.

 
03/06/2008
 

Présence du professeur d''arts plastiques Mme Cohen. Quelques élèves ont passé quatre séances à élaborer des 1ères de couverture pour illustrer Le temps des Dieux et Quelque chose à cacher. Dominique Barbéris découvre donc leurs productions et écoute les commentaires de chaque « artiste » sur son œuvre : - choix des motifs

    -choix des couleurs et de la technique utilisée

    -construction de l''image

    L''auteur semble intéressée de voir les différentes lectures de ses textes mis en image. Un dessin très original a même déclenché chez elle un fou rire très communicatif ! Cette fois-ci, les rôles sont renversés : les élèves ont produit quelque chose qu''elle ignore et elle a à son tour le regard naïf qu''ils avaient jusqu''à lors. Dans un sourire, elle demande aux élèves leurs droits d''auteurs pour la collection livres de Poche. Voici un échantillon du travail des élèves :

 
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30/05/2008
 
Nous vous présentons la vidéo de l''interview de Dominique Barbéris, conçue par les élèves de 3B de Mme Liandier, avec l''aide des élèves de l''option image du collège et monté par Sylvie Thomas-Magot (CDDP de la Charente). Nous remercions Dominique Barbéris de s''être prêtée avec amabilité au question des élèves ainsi que toutes les personnes qui ont participé à la réussite de ce projet. Vidéo VTS
 
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l'interview de Dominique Barbéris.

 
21/05/2008
 
Lors de la dernière visite de Dominique Barbéris, les élèves de l''option image du pôle d''excellence du collège, guidés par Florence Cohen, professeur d''arts plastiques, ont effectué une captation vidéo de l''interview conçue par les élèves de la classe de 3B de Mme Landier. Cette réalisation a été possible grâce au concours du CDDP de la Charente et son action Educ''image. Voici en avant-première les questions qui ont servi de point de départ à la préparation de l''entretien : 1) A quoi pensez-vous avant d’écrire un livre ? ( D’où vient l’inspiration? Le thème ?) 2) Vous inspirez-vous d’autres auteurs ? De faits réels ? De films ? D’œuvres ? 3) Avez-vous l’angoisse de la page blanche ou des moments où l’inspiration manque ? 4) Combien de temps mettez-vous à écrire un livre en général ? Et pour quelque chose à cacher ? 5) Comment et à quel âge est née votre vocation ? 6) Un livre a-t-il déclenché cette vocation ? 7) Avez-vous un autre métier ? 8)Quelqu’un vous aide-t-il lors de l’écriture de vos livres ? (lectures, idées …) 9) Qu’est-ce qui vous semble le plus difficile dans le métier d’écrivain ? 10) Votre vocation a-t-elle été acceptée par votre entourage ? 11) Quel est votre livre préféré parmi ceux que vous avez écrits ? 12) Pourquoi avoir choisi ce titre : Quelque chose à cacher ? Qui est la personne sur la dédicace ? 13) Pourquoi dans vos œuvres trouve-t-on souvent des références à la pluie ? Que représente-t-elle pour vous ? 14) Vos descriptions de feuilles tombées dans le parc de la Boulaye sont fortes et imagées (cf p.70 et 71 ) On les a perçues comme des indices morbides et prémonitoires. Quel rôle jouent-elles pour vous ? 15) Comment choisissez-vous les noms propres de lieux (ex. la Boulaye ) ? Pourquoi seulement garder l’initiale pour N. ou le château de V.) ? 16) Qu’évoquent pour vous les statues des joueuses de palet dans le parc de la Boulaye ? Vous les décrivez souvent par les yeux du narrateur. Pourquoi ? 17) Il nous a semblé que dans votre livre beaucoup d’indices laissent penser que le narrateur est coupable. Par exemple, fin chap. 1 page 52.53 (lecture du passage) Indices : coups de l’horloge (minuit, l’heure du crime ?) Le narrateur perd pied et bascule : folie ? L’image de Peter Pan ? La vitre criblée de gouttes ? Les chrysanthèmes ? ….) 18) Pourquoi votre roman fait-il une boucle ? Pourquoi est-il cyclique avec la première et la dernière phrase identiques ? « J’ai pris le chemin entre les murs et je suis descendu jusqu’au fleuve » 19) Un passage nous a interpellés : page 82 avec Morlaix à la chasse ( lire le passage et surtout insister sur « moi aussi ») 20) Dans votre roman, il me semble que vous jouez avec le lecteur au jeu du chat et de la souris en parsemant le texte d’indices, de détails qui n’ont l’air de rien à première lecture. On a besoin de revenir au livre et effectivement , un regard plus méticuleux, plus attentif rend de nombreuses phrases suspectes et ambiguës. Vous êtes-vous bien amusée ?
 
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résumé de la visite de Dominique Barbéris

 
21/05/2008
 
Nous avons accueilli Dominique Barbéris au collège Romain Rolland aujourd’hui, pour une dernière journée de travail en sa compagnie. Il s’agissait de confronter le travail des élèves en atelier d’écriture et le regard bienveillant de l’écrivain. Tous assis, en cercle, les élèves de la classe de 3B ont lu les textes qui ont été rédigés au cours d’un travail de groupe. Les moindres recoins du roman ont été explorés par les élèves pour trouver des pistes et traquer les différents possibles. Attentive au moindre détail des textes, s’attachant aux inflexions de l’expression, l’écrivain a prodigué des conseils aux élèves. Il s’agissait pour eux de parcourir à nouveau l’ouvrage Quelque chose à cacher, en retravaillant l’histoire à travers les yeux d’autres personnages, multipliant les points de vue. Qu’il s’agisse des voisines, de la serveuse, du chasseur, ou encore du narrateur (personnages secondaires de Quelque chose à cacher) sont apparues des voix nouvelles dans le livre, des trouvailles de perceptions, de nouvelles images. Dominique Barbéris a véritablement insisté sur le naturel de l’expression, qui doit couler librement sans accrocher et heurter l’impression du lecteur. Nous avons trouvé en elle un grand soutien en ce qui concerne la justesse, la richesse toujours plus grande de l’expression, mais aussi pour la simplicité et l’efficacité d’une parole qui, loin d’être fade, rend compte de la réalité. L’écrivain a recentré l’attention sur la nécessité de tenir son sujet et ses personnages, d’exploiter différents thèmes du roman ( le jeu de piste, la traque…), la nécessité d’épaissir l’esquisse des personnages pour leur donner plus de profondeur. Maintenant aux élèves de continuer le travail délà bien entamé!
 
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Mise en bouche.

 
04/04/2008
 
Les élèves de la Classe de 3A ont écrit sur la sensation qui convoque le souvenir, mêlée à lui. Leurs textes évoquent le dégoût ou le plaisir, qui inscrit dans la réalité l''empreinte de l''enfance. Attentifs aux détails et à la précision qui caractérisent l''œuvre de Dominique Barbéris, les élèves sont partis à la recherche du goût, de la forme et de la couleur de leurs souvenirs.

Mise en bouche

 

 

 

Tous les vendredis, la famille se rassemblait autour de la table afin de déguster ce fameux couscous que la mère ou la grand-mère faisait. Ce met apparaissait comme une montagne baignant dans de la lave, les ingrédients étaient séparés : la semoule à la base, suivie des légumes et de la viande au sommet, tout ça recouvert de sauce qui rendait la semoule collante et pâteuse et lui donnait une odeur de ratatouille.

Les légumes au centre du plat, comme des cailloux multicolores au milieu de la lave dégoulinante, une fois chauds, perdaient tout leur goût et donnaient à ce plat une sensation de sec.

Cette spécialité écoeurante avait une odeur de ferme mélangée à celle du poisson pas frais.

Une fois dans la bouche, ce plat avait un goût de piment fort qui le rendait immangeable à moins d''être immunisé. Après l''avoir digéré on sentait dans la bouche les restes de semoule et de viande désagréables et pratiquement impossibles à enlever.

A chaque fois, il prenait deux à trois bouchées, à peine, et déjà il avait envie de vomir.

 

Jihad MAAYOUF

Mise en bouche

 

 

 

 

Tous les ans cela recommençait, après l''école, les devoirs, elle se reposait. Cependant une odeur appétissante et délicate la conduisait à la cuisine où mamie Monique tenait dans ses mains une éponge avec laquelle elle enduisait la poêle en formant brièvement des cercles de ce liquide visqueux et jaunâtre. Puis elle saisissait la louche déposait prestement la pâte.

La pâte formait quelques bulles qui se dégonflaient et devenaient de la dentelle avec des yeux brun-doré. L''enfant voulait les goûter mais sa grand-mère lui interdisait. Gwen ne pouvait déguster cette spécialité au doux parfum rhum-vanille-fleur d''oranger que quelques heures plus tard. Elle enfournait une crêpe entière dans sa petite bouche et donnait son avis tant bien que mal. «Ch'' est delichieux mamé!»... elle mâchouillait la crêpe légèrement élastique mais tendre.

 

Anaïs DUBOIS

 

Mise en bouche

 

 

 

Comme chaque semaine, la grand-mère préparait au petit garçon de délicieux oeufs à la coque. Il attendait ce jour avec impatience.

La grand-mère fissurait soigneusement le dessus de l''oeuf à l''aide d''un couteau et déposait le petit chapeau dans l''assiette du bambin, qui s''empressait de le manger, de peur qu''on le lui vole. L''enlèvement du chapeau laissait apparaître un or liquide. Mamie saupoudrait ensuite l''oeuf de sel et de poivre et le présentait, enfin, au petit garçon. Celui-ci se retenait de ne pas manger son oeuf, en attendant impatiemment l''arrivée des mouillettes.

 

 

BERNARD François

 
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