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Le blog méthodologie du groupe 10

Des supports différents pour votre cours

 
 

Les cartes heuristiques

 
07/12/2008
 
mind map       Bonsoir,

Comme les examens approchent et qu''il vous faudra faire des résumés de cours et faire des liens entre vos matières,  voici un article avec une vidéo et un livre en ligne pour approfondir le thème des cartes heuristiques.  Libre à vous de vous organiser et de vous partager le travail...vous échangez ensuite vos cartes et pouvez les compléter à votre guise....bonne préparation de blocus !

http://hotentic.free.fr/spip.php?article1

 
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Claude Lévi-Strauss, le centenaire de l'ethnologie

 
29/11/2008
 

Voici un penseur qui a "révolutionné" l''approche de la construction du modèle d''analyse et qui nous donne à comprendre la richesse de l''interdisciplinarité dans les sciences humaines...

PARIS - Anthropologue le plus marquant de son temps, Claude Lévi-Strauss, qui fête vendredi ses cent ans, a révolutionné l''étude des phénomènes sociaux et culturels, notamment des mythes.

Pour l''anniversaire de ce pionnier du structuralisme français, qui a cherché à cerner dans les sociétés traditionnelles des principes universels gouvernant la pensée humaine, le Musée du quai Branly lui consacre à Paris une journée au très riche programme.

Expositions d''objets collectés par l''ethnologue, visites guidées et thématiques, présentation de photos prises par lui et de films sur sa vie et son oeuvre, lectures de grands textes par une centaine de personnalités émailleront cet hommage collectif.

L''anthropologue, qui ne donne plus d''interviews, a développé une vision sombre de l''évolution de l''humanité.

"Du fait de sa densité actuelle, l''espèce humaine vit sous une sorte de régime d''empoisonnement interne", soulignait-il dans un entretien accordé en 2005 à la télévision française, où il évoquait les "ravages" subis par la planète et "la disparition effrayante des espèces vivantes".

Philosophe de formation, le théoricien de l''anthropologie structurale s''est penché sur les coutumes et les représentations symboliques tribales en montrant que le comportement humain se fonde sur des systèmes logiques variant d''une société à l''autre mais relevant de structures communes.

Lévi-Strauss a fait appel à des disciplines comme la linguistique, la logique mathématique ou la recherche physique afin de révéler ces systèmes fondamentaux, en tenant pour acquis que la communication fonde toute société.

Ses théories, qui ont fourni de nouveaux outils pour étudier des faits familiers, ont rencontré un écho dans les mondes de l''art, de la littérature, de la politique et de la philosophie, bien que Lévi- Strauss soit d''une lecture ardue.

"TRISTES TROPIQUES"

Malgré cette complexité, Lévi-Strauss parvient à toucher un public bien au-delà du monde universitaire avec son oeuvre maîtresse de 1955, "Tristes Tropiques", qui raconte la découverte de sa vocation au Brésil et sera reçue à la fois comme un classique de l''ethnographie et une oeuvre littéraire.

Etude minutieuse des comportements sociaux des Indiens du Brésil, cet ouvrage diffère de ses autres écrits par son contenu autobiographique, ses notations d''écrivain sur les paysages, l''habitat, les peintures corporelles ou les rites funéraires.

Si la première phrase du livre - "Je hais les voyages et les explorateurs" - était peu faite pour rassurer ses pairs spécialistes, les milieux littéraires en ont fait leur miel.

En 1973, Lévi-Strauss sera le premier anthropologue à entrer à l''Académie française.

MISSIONS AU BRÉSIL, EXIL À NEW YORK

Né le 28 novembre 1908 à Bruxelles de parents français, Lévi-Strauss étudiera le droit, puis la philosophie et les lettres à la Sorbonne. Après avoir enseigné en France, il est nommé professeur de sociologie en 1935 à Sao Paulo (Brésil).

De là, il dirige plusieurs expéditions ethnologiques au Mato Grosso et en Amazonie (1935-39), recueillant une documentation qui alimentera ses premiers ouvrages dix ans plus tard.

Rentré en France, Lévi-Strauss est envoyé sur la Ligne Maginot en 1939-40, puis démobilisé quand la France est envahie par les nazis, et gagnera les Etats-Unis en 1941 pour fuir les persécutions qui le menacent en tant que juif.

A New York, il fait la rencontre décisive du linguiste Roman Jakobson et fréquente les anthropologues de l''école américaine.

Chercheur minutieux, il estime avoir lu tous les travaux d''ethnologie disponibles à la Bibliothèque publique de New York.

Après la guerre, il est conseiller culturel aux Etats-Unis avant de regagner Paris, où il devient en 1959 professeur au Collège de France, dont il occupera jusqu''en 1982 la chaire d''anthropologie sociale.

Des publications régulières en font l''une des figures de la pensée moderne et lui vaudront une pléthore de distinctions.

Son premier livre, "La Vie familiale et sociale des Indiens Nambikwara" (1948), illustre ses expériences de "terrain" auprès de tribus indiennes du Brésil. Dans "Les Structures élémentaires de la parenté" (1949), il avance que les systèmes matrimoniaux peuvent être analysés comme des langages et que les différences culturelles recouvrent une "unité psychique de l''humanité".

Dans son "Anthropologie structurale" (1958), il applique l''analyse structurale aux organisations sociales, aux rituels, aux oeuvres d''art et aux mythes. "Le Totémisme aujourd''hui" (1962) fait apparaître les croyances et les rituels totémiques comme des systèmes de signes qui renvoient notamment aux contraintes et aux interdits sociaux.

"La Pensée sauvage" (1962) traite des formes de pensée des sociétés traditionnelles en les montrant sous l''emprise de logiques rigoureuses. La décennie suivante, ses "Mythologiques" développent une méthode d''interprétation des mythes et de leurs transformations qui met en lumière l''articulation entre nature et culture.

Calme et ascétique, l''homme qui a introduit le structuralisme en ethnologie n''a guère semblé perturbé par sa renommée mondiale. Ayant pris sa retraite en 1982, il a continué à voyager et à écrire, cultivant ses penchants pour la musique, la peinture et, plus généralement, ce qu''on apprend d''autrui, comme dans "Regarder, écouter, voir".

Edité par Yves Clarisse in L''express (http://www.lexpress.fr/actualites/2/claude-levi-strauss-le-centenaire-de-l-ethnologie_82348.html, page consultée le 29 novembre 2008)

 
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De l'enseignement et de l'éducation...

 
14/11/2008
 

Débat

La littérature, ou le passé vivant, par Jacqueline de Romilly

LE MONDE | 28.10.08 | 13h41  •  Mis à jour le 28.10.08 | 13h41

nseignement et éducation sont deux mots presque synonymes qui pourraient s''employer l''un pour l''autre. Il existe cependant entre eux une légère nuance de sens : l''enseignement désigne avant tout la transmission des connaissances intellectuelles ; le mot éducation désigne le fait de mener un être à l''accomplissement de ses qualités propres : esprit, caractère et aptitude à la vie en société. Naturellement, enseignement intellectuel et formation morale ne vont jamais tout à fait l''un sans l''autre. Mais depuis quelques décennies, une sorte de divorce semble être intervenue entre ces deux orientations ; et il s''est ainsi ouvert une crise qui me paraît grave.

Les causes de cette crise sont évidentes : elle n''est imputable à aucun gouvernement, à aucune administration, mais à un ensemble de tendances qui se sont peu à peu développées dans l''opinion en général. Il y a d''abord l''attrait légitime des découvertes scientifiques et techniques de notre temps, qui fait oublier ce qui devrait les compléter ; il y a surtout l''urgence créée par les difficultés sociales et économiques, qui exigent de trouver un gagne-pain rapide ; il y a enfin le respect passionné de la liberté de l''enfant, respect qui va souvent à l''encontre de ses intérêts. Ainsi, tout l''aspect de l''éducation qui est formation de l''esprit et du caractère tend à passer au second plan. Parlant au nom de l''Académie française, je voudrais placer en tête la maîtrise même de notre langue. C''est un fait que les exigences en ce domaine ont été depuis bien des années amoindries, et le souci d''une langue correcte paraît un luxe vain. Pourtant, toute la vie et même les réussites matérielles les plus simples dépendent de la facilité que l''on a à exprimer clairement et correctement sa pensée, à comprendre celle des autres et à éviter ainsi le malentendu. Cela commence avec le premier entretien pour obtenir un emploi, cela continue avec la défense de n''importe quel projet parmi ses égaux, soit dans le cadre de son activité professionnelle, soit dans le domaine de la politique. Et cela trouve un achèvement dans le maniement même d''une pensée personnelle, utile à tous. Mais il y a plus : l''incapacité à s''exprimer ou à comprendre l''autre de façon correcte et complète a des conséquences bien connues : c''est le recours à la violence ! Parce que l''on ne trouve pas ses mots, on en vient aux coups ! Et parce que l''on ne comprend pas la thèse des adversaires, on s''entête en vaines querelles. Un vrai maniement de la langue française n''est donc pas un luxe plus ou moins périmé, mais le meilleur et le plus nécessaire moyen qui existe pour aboutir à un vrai progrès dans le domaine moral de l''individu et dans la vie collective à laquelle il participe. Mais attention ! Comprendre la pensée des autres avec exactitude suppose que l''on comprenne aussi la pensée de ceux qui nous ont précédés, et ici se révèle une autre ignorance qui me paraît dangereuse. Pour trop de jeunes, à l''heure actuelle, bien qu''ils aient étudié l''Histoire, la réalité ne commence vraiment qu''avec leur propre naissance. Tout ce qui précède appartient à un domaine confus, à un magma indifférencié que l''on pourrait appeler une sorte de temps virtuel. En fait, les moyens modernes d''information rendent tous les événements comme contemporains les uns des autres et, trop souvent, déforment les oeuvres pour les adapter au goût du jour. Cette étrange tendance se perçoit déjà nettement dans l''enseignement. Même les erreurs du passé, quand elles ont été comprises et bien perçues, sont une aide pour mieux construire l''avenir. Autrement, on est voué au sort de ces jeunes enfants livrés à eux-mêmes sur une île déserte et qui cherchent en vain à fonder une société sans avoir, pour les aider, la connaissance d''un passé. Je pense au livre de William Golding Sa Majesté des Mouches. Il est malgré tout étrange qu''à une époque où se marque une si vive et si louable curiosité à l''égard des peuples différents, qui sont nos contemporains à travers la planète, il existe ce refus d''intérêt pour ce qu''a représenté notre passé, encore présent dans notre vie. Il serait urgent de rappeler aux nouvelles générations que tout avenir se construit en fonction d''un passé qui vous aide et vous porte plus loin. Mais la connaissance du passé rendu vivant et présent, où les trouve-t-on ? Eh bien, avant tout, dans la littérature ! Et là est à mes yeux la merveille. On la trouve dans les textes français et étrangers, modernes ou anciens. Aussi cela me paraît-il une erreur très grave que de se représenter l''enseignement de la littérature comme une espèce d''élégance superflue et gratuite. En fait, c''est grâce à la littérature que se forme presque toute notre idée de la vie ; le détour par les textes conduit directement à la formation de l''homme. Ils nous apportent les analyses et les idées, mais aussi les images, les personnages, les mythes, et les rêves qui se sont succédé dans l''esprit des hommes : de cette expérience se nourrit la nôtre. Je sais bien que la plupart des jeunes n''y auront accès que dans les petites classes et sous une forme simple ; mais une fable de La Fontaine, c''est déjà mieux que rien. Tout compte si le contact avec les textes est direct. Il apporte alors aux jeunes ce qu''ils n''auraient jamais trouvé dans le cadre nécessairement limité de leur expérience propre. Là aussi, cependant, l''urgence de la réussite immédiate vient un peu brouiller les choses et trop de méthodes pédagogiques invitent l''élève à résumer le texte avec ses propres mots, lui ôtant ainsi sa force même. L''idéal de l''enseignement serait que le professeur puisse établir ce contact direct avec les textes, tous les textes qu''il a à faire connaître, sans écran, sans obstacle, pour que naisse cet élan, à peine conscient, d''indignation ou de ferveur qui, peu à peu, forme notre être intérieur. Dans leur diversité même, chacun des textes donne accès à une pensée et à une époque ; passant par l''émotion, des impressions s''inscrivent de façon plus ou moins consciente mais durable dans les esprits. Et souvent, cela reste dans nos vies, comme des trésors cachés, accompagnés d''une idée précieuse pour notre temps, celle de la beauté. Riche du souvenir exaltant de cet enseignement qui était une vraie éducation, j''ai songé à transposer le titre célèbre d''André Frossard et à dire de cette éducation : "Elle existe, je l''ai rencontrée." Mais je ne voudrais pas avoir l''air de vous parler d''un enseignement périmé. J''ai employé le mot "crise", qui suppose un redressement possible, dont les moyens sont déjà perceptibles et l''aspiration assez largement répandue. Il y a des éléments pour un sursaut si l''on prend conscience de l''élan nécessaire pour surmonter la crise. Il ne s''agit pas de retourner au passé, mais de retrouver un équilibre qui a été dangereusement ébranlé et qu''il serait précieux de retrouver pour construire un meilleur avenir.
Jacqueline de Romilly est déléguée de l''Académie française, élue en 1998 au fauteuil d’André Roussin. Jacqueline de Romilly n’est plus à présenter tant ses ouvrages ont contribué à rendre accessible à tous la richesse de la culture grecque ancienne. Enseignant et écrivain, elle n’a jamais cessé de travailler sur les auteurs de l’époque classique et l’histoire des idées dans une perspective d’analyse progressive de la pensée grecque. De même, elle a beaucoup écrit sur l’enseignement, comme par exemple L’enseignement en détresse (1984), Écrits sur l’enseignement (1991) ou Lettre aux parents sur les choix scolaires (1993). Diplômée de l’École normale Supérieure ainsi que de la Sorbonne, elle est agrégée de lettres et docteur ès lettres. En 1973, Jacqueline de Romilly enseigne au Collège de France à la chaire de La Grèce et la formation de la pensée morale et politique en tant que la première femme professeur dans cette institution.L''ensemble des textes des communications présentées à l''Institut de France mardi 28 octobre est disponible sur le site de l''Institut de France : www.institut-de-france.fr.

Article paru dans l''édition du 29.10.08

 
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Réflexions sur la société post-industrielle

 
05/11/2008
 
Maruschka nous propose d''écouter une émission radio sur Canal Académie.  Vous entendrez ainsi la voix de celui dont vous lisez l''ouvrage... Réflexions sur la société post-industrielle

par Daniel Cohen, professeur de sciences économiques à l’Ecole Normale Supérieure

Lors de la séance du 23 octobre 2006 de l’Académie des sciences morales et politiques, l’économiste Daniel Cohen donnait une communication sur le thème : Réflexions sur la société post-industrielle. Professeur de sciences économiques à l’Ecole Normale Supérieure, directeur du CEPREMAP, le Centre pour la recherche économique et ses applications, il est aussi l’auteur de "Trois leçons sur la société post-industrielle", publié au Seuil, en 2006.

Pour écouter l''émission, merci de vous rendre sur le site : http://www.canalacademie.com/Reflexions-sur-la-societe-post.html
Emission proposée par : Marianne Durand-Lacaze Référence : ES206 Date de mise en ligne : 26 octobre 2006

Daniel Cohen constate que nous avons quitté la société industrielle née entre 1913 et 1973, "un bref XXè siècle", où le mode de production était lié à un mode de protection. Chacun réfléchissait de manière solidaire. Les dirigeants d’entreprise étaient des salariés comme les autres. Ils partageaient les conditions salariales de leurs employés dans la mesure où ils cherchaient à protéger leurs salariés des risques industriels. Les ingénieurs pensaient, élaboraient des systèmes de production, les ouvriers, par le travail à la chaîne, prenaient leur part dans cette société. Daniel Cohen parle d’holisme industriel. Cette société industrielle n’est plus. Ses liens hiérarchiques ont disparu avec elle.

Quelles sont les causes de la transformation du monde contemporain introduite par la troisième révolution industrielle, celle des années soixante-dix pendant lesquelles émergent de nouvelles technologies ?

Notre société post-industrielle, née à la fin du XXè siècle par l’introduction d’une "technologie à tout faire", c’est-à-dire qui ouvre les champs du possible, entraîne également de nouveaux rapports sociaux.

Quelles ruptures ont conduit aux transformations du monde contemporain ?

Daniel Cohen en distingue principalement cinq, les deux dernières étant primordiales : - l’introduction de nouvelles technologies (Arpanet, l’invention du micro-processeur, la commercialisation des ordinateurs) ; - l’essouflement de la production interne associée au travail à la chaîne ; - La remise en cause de la division du travail du système fordiste par les générations liées à Mai 68 ; - la révolution financière des années 80 marquée par le désintérêt des actionnaires pour les stratégies de diversification des activités ; -  la mondialisation qu’on pourrait limiter pour l’essentiel, selon ses propos, au retour de la Chine et de l’Inde dans le commerce international, fin des années 80-début 90.

Daniel Cohen analyse la mondialisation actuelle dans la perspective de celles qui l’ont précédée, au XIXè siècle par exemple, et dans les théories économiques comme celle de David Ricardo ou bien celles des années 1980. La mondialisation liée à la révolution des moyens de communication génère un décalage nouveau, un écart très fort, source de frustrations entre les attentes de certains pays et les réalités du monde.

Pour en savoir plus : Daniel Cohen, Trois leçons sur la société post-industrielle, Le Seuil, la République des idées, 2006.

L’intégralité de cette communication peut également être entendue et lue sur le sites de l’Académie des sciences morales et politiques asmp.fr

 
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chercheurs passionnés

 
30/10/2008
 
la recherche : créer des liensVoici un reportage vidéo qui s''intéresse à une chercheuse passionnée faisant de la recherche appliquée pour la SNCF http://www.sncf.com/fr_FR/flash/CH0011-Partenaires/BR0415-Comment-bien-vivre-ensemble.html#/CH0005/BR0019/
 
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