
Les sciences arabes
Traversée par d’innombrables routes commerciales, la civilisation arabo-musulmane se développe des confins de la Chine à l’Andalousie. Dotée d’éléments structurels qui la fondent et la définissent, elle s’enrichit des apports des vieilles civilisations orientales (Perse, Mésopotamie, Egypte ancienne…) et assimile l’essentiel de l’héritage gréco hellénistique et indien.
Partis de la péninsule arabique, la langue arabe et l’islam connaissent un développement extraordinaire sur un territoire immense, intégrant une mosaïque de peuples, de langues et de cultures qui les enrichissent. Dans ce contexte, de multiples foyers scientifiques naissent et prospèrent du VIIIe au XVe siècles. Maison de la sagesse, établissements d’enseignements, bibliothèques, observatoires, hôpitaux, écoles de traduction foisonnent grâce, notamment, à la volonté politique et au mécénat des califes abbassides, omeyyades et fatimides, puis après le morcellement de l’empire, des potentats locaux.
Ainsi, les savants issus de diverses origines géographiques, ethniques et religieuses ont en commun la langue arabe, qui demeurera durant des siècles la langue scientifique par excellence. Un important mouvement de traduction de l’essentiel des œuvres scientifiques et philosophiques grecques se développe des VIIIe au IXe siècles ainsi que les textes mathématiques fondamentaux.
Alchimie, chimie, algèbre, mécanique, physique, médecine, pharmacopée, astrologie autant de disciplines qui connaissent d’innombrables innovations et développements durant l’âge d’or (du VIIIe au XVe siècles environ). Cet extraordinaire mouvement scientifique influence fortement les arts de l’Islam : architecture - arts décoratifs - musique - calligraphie.
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