Le sida et l''inégalité devant l''accès aux soins
« Nous devons mettre fin à l’opprobre et à la discrimination qui continuent d’empêcher beaucoup de gens d’apprendre comment se prémunir contre le VIH ou comment accéder à des soins. Et nous avons besoin de ressources – suffisamment pour que les services que nous dispensons aient un réel effet sur les collectivités et sur les nations tout entières. »
M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU
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Aujourd'hui, l'accès aux traitements contre le sida n'est pas universel
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Extrait de : Les Grands entretiens - Yves Levy
Résumé :
Selon Yves Levy, dans les pays du sud, moins de 10% des personnes infectées par le sida ont accès aux soins. (chiffres de 2005)
Les obstacles sont nombreux : politiques, économiques ou culturels.
Le traitement pour éviter à une femme de transmettre la maladie à son bébé ne coûte pourtant qu''un dollar. L''accès aux génériques est encore trop réduit. Les obstacles sont d''abord politiques : les gouvernements des pays industrialisés n''ont pas d''action décisive alors qu''ils en ont les moyens.L’accès aux médicaments génériques est difficile.
Selon un récent rapport de l''Unicef, malgré l''existence de traitement empêchant la transmission de la maladie de la mère à l''enfant, plus de deux millions de jeunes de moins de 15 ans ont contracté le VIH, à travers le monde.

Les dirigeants de la plupart des pays du monde reconnaissent maintenant la menace du sida, et beaucoup se sont engagés à faire quelque chose. A la date de 2007, presque tous les pays ont des politiques nationales du VIH. Cependant, en dépit de leur existence, la plupart de ces politiques n’ont pas été pleinement mises en œuvre et elles sont souvent dépourvues de moyens de financement.
Si le
traitement du VIH et du sida s’est amélioré aussi bien que répandu depuis 1988, beaucoup n’y ont pas encore accès –
en 2007, seulement 31 % des personnes ayant besoin d’un traitement l’ont reçu dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.
Source ONU
Le SIDA est une pandémie, la maladie n’a pas de frontière, c’est une poliique mondiale qui doit être mise en place.
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Il est faux que le sida ne touche que les « populations à risque »
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Le SIDA ne touche t-il que les personnes à risque ?
Selon le Professeur Yves Levy, il est totalement faux que le sida ne touche que les « populations à risque », les homosexuels et les toxicomanes. La preuve : les femmes représentent désormais 50% des personnes infectées. Tout le monde doit se protéger. La seule protection efficace est le préservatif, encore trop cher pour les adolescents qui restent les plus menacés.

Aujourd’hui le virus n’a plus de frontière géographique ou sociale.
Le 1er décembre 2008 marquera le 20ème anniversaire de la Journée mondiale du sida. Depuis 1988, les efforts déployés pour contrer l’épidémie ont eu des résultats positifs; pourtant, le dernier rapport de l’ONUSIDA sur l’épidémie mondiale indique qu’elle n’est encore jugulée dans aucune des régions du monde.
Le concept d’une Journée mondiale sida est né en 1988 lors du Sommet mondial des Ministres de la santé sur les programmes de prévention du sida. Depuis lors, chaque année, les institutions des Nations Unies, les gouvernements et tous les secteurs de la société civile dans le monde entier se rassemblent pour faire campagne autour de thèmes particuliers liés au sida.

Bien que l’existence du VIH soit désormais connue presque partout sur la planète, les taux d’infection continuent de progresser 2,7 fois plus vite que le nombre de personnes recevant un traitement.
- Si le nombre de pays protégeant les personnes atteintes du VIH continue d’augmenter, un tiers des pays n’offrent encore aucune protection légale, tandis que l’opprobre et la discrimination constituent toujours une menace majeure à l’accès universel aux soins.
- Plus généralement, l’action réelle contre le VIH/sida et pour les droits fondamentaux continue de laisser à désirer. Des obstacles juridiques aux services de lutte contre le VIH persistent pour des groupes humains comme les femmes, les adolescents, les travailleurs de l’industrie du sexe, les homosexuels, et les réactions au niveau des programmes qui promeuvent les droits fondamentaux dans leur relation avec le VIH n’ont pas encore reçu priorité.
