> Comment Wang-Fô fut sauvé Marguerite Yourcenar + film d'animation (en cours de rédaction)
25/04/2009
Dans la quatrième de couverture, Mathieu Galey ne manque pas de nous préciser le caractère mouvant des Nouvelles Orientales :
"Légendes saisies en vol, fables ou apologues, ces Nouvelles Orientales forme un édifice à partdans l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, précieux comme une chapelle dans un vaste palais"
Les couleurs sont des mots qui tracent le contour de notre imaginaire. Imaginaire subtilement dirigé par les mains du peintre. On oscille entre la fascination pour la création et la méditation. Wang-Fô est un peintre chinois connu. Lui et son disciple Ling vont parcourir le pays à la recherche de nouveaux paysages. Il sera fait prisonnier chez l'empereur. Ce dernier l'accuse d'avoir maintenu l'empereur dans des illusions. En effet, l'empereur passa son enfance à contempler les œuvres de Wang. Aussi, incapable de ressentir pour la réalité les mêmes émotions esthétiques, il décide de percer les yeux du peintre et de lui couper les mains. Le peintre peindra une dernière toile quisera certainement la plus importante, celle de la liberté.
Qualifié de nouvelle, de conte philosophique, Comment Wang-Fô fut sauvé est en réalité une réécriture d'un conte chinois. On y retrouve les représentations de la Chine traditionnelle, le pouvoir absolu et le raffinement à la cour impériale, le maître de peinture et son disciple. Le conte nous offre une réflexion sur les rapports entre la peinture et la vision du monde. Un univers esthétique et poétique qui rythme le texte.
Les thèmes abordés: Le regard du peintre, la magie, le maître et le disciple, changer de regard, l'eau et ses valeurs symboliques, etc.
Voici un film d'animation en deux parties de la nouvelle. Une esthétique particulière et raffinée qui rend hommage à Wang-Fô : Première partie