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Le blog du refus de l'échec scolaire

Un blog collectif autour de l’échec scolaire et des pistes de réflexion sur les moyens d'en sortir

 
 

Une classe « difficile » qu’est-ce que c’est ?

 
22/09/2009
 

Une classe « difficile » qu’est-ce que c’est ? par Ostiane Mathon

Handicap, maladie orpheline, hyperactivité, phobies sociales, situations familiales conflictuelles, alcoolisme parental, chômage, souffrances psychiques et physique, etc. Un grand nombre d’enfants rencontre d’insupportables difficultés. Et pourtant ils supportent ! Ils sont bien obligés puisque telle est leur vie. Alors l’école…face à cela…qu’est-ce que cela peut bien représenter pour eux ?

Certaines classes ont tout du laboratoire humain où l'on aurait concentré toute l'hétérogénéité des profils dits "hors norme" face à l'institution. Ces enfants ne sont âgés que de 4 ou 10 ans et leur chemin pour la majorité d’entre eux semble déjà tracé vers ...l'échec! Qu'il est difficile de rendre compte de cette réalité hors des murs. Qu'il est difficile de tordre le cou à cette réalité intramuros! Mais une chose est sûr, il nous est interdit à nous enseignants, de désespérer. Désespérer, ce serait leur dire « vous êtes foutus ». Désespérer, ce serait institutionnaliser l’échec.

Que peut donc bien signifier le terme d’enseignant innovant face à tant de souffrances? Que signifie nouveau ou ancien "programme" lorsqu'il s'agit avant tout de donner un semblant d'estime de soi à chacun d'entre eux et un minimum de cohésion humaine au groupe? Un groupe qui à tout moment peut basculer, explose, à cause d'un regard mal interprété, d'un simple mot ou d'un silence de trop.

Comment gérer…Comment faire face ? Les ateliers de soutien à eux seuls n’y pourront rien. C’est en effet au sein du groupe que se joue l’éducation, la compréhension, le respect de chacun. C’est au sein de la classe qu’il faut déployer les stratégies différenciées.

Quelques pistes peut-être...

1/ Comprendre...Prendre le TEMPS de l'observation et de l’écoute; se distancer pour mieux se raccrocher à eux. Impossible d'entrer dard dard dans les apprentissages. Un travail de préparation semble primordial pour « Etre » là, ensemble et chacun à sa place. C'est essentiel.

2/ Saisir toutes les opportunités pour travailler avec le corps autant qu'avec la tête : écoute active, respiration, images mentales, perceptions en tous genres permettent de relier le corps et l’esprit. D'ailleurs, la tête, c'est bien une partie du corps non? Si on travaille avec le corps, on travaille avec la tête aussi. Un exemple : un matin, grâce à un élève qui maniait le langage des signes chez lui, nous avons appris à dire notre poésie avec les mots certes mais également avec les mains, les yeux, le visage! C'était bien autre chose que de réciter! Du coup, certains regards se sont allumés...

3/ Lutter contre l’échec, c’est aussi cela…rallumer les regards, redonner du sens, croire en l’avenir, reconnaître que l’enfant porte en lui autre chose que ce qu’il produit ou ne produit pas, et que cette autre chose bien souvent demeure invisible faute de pouvoir l’exprimer.

4/ Travailler avant tout l'oral. Les mots donnent de la profondeur à l'existence. Ces enfants ne manquent pas de profondeur, mais un grand nombre d'entre eux manquent cruellement de mots pour la dire, l'exprimer et en prendre conscience. Contes, chants, récits épiques, histoires à dire, à sentir, à éprouver. Quelques liens en fin de texte.

5/ Mettre en place un atelier théâtre. Vivre l’Histoire avec notre corps autant qu’avec notre tête. Pas facile pour certains élèves qui souffrent d’autisme par exemple. Mais avec le TEMPS, la bienveillance et l’exigence, il est possible de faire de petits pas. Les petites rivières font les grands fleuves, dit-on, et bien je pense pour ma part que les petits pas tracent les grands chemins!

6/ Enfin, ne pas négliger les échanges avec les collègues et les parents. Ils permettent également d'avancer... Pour venir à bout d’une paroi escarpée, une équipe bien encordée est un des éléments essentiels. On a beau avoir des compétences, le matériel de dernier cri, si on avance seul, on risque à tout moment de décrocher.

Lutter contre l’échec, c’est lutter contre la solitude, celle des élèves, celles des familles, celle des enseignants.

Ci-joint deux lectures d'un même auteur, Christian MONTELLE. Des pistes, qui me semble-t-il valent le détour...

http://www.meirieu.com/ECHANGES/Oral%20et%20langue.pdf

http://www.meirieu.com/ECHANGES/montelle_echec.pdf

Par Ostiane Mathon, enseignante et rédactrice du blog Bleu Primaire


 

 
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Publié dans : Bonnes pratiques pour lutter contre l'échec scolaire
 
 
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Tous les commentaires (4)
  Adelaide : le 22/09/2009 à 06h05    
  Ostiane, au lieu de lire Meirieu, vous feriez mieux de lire "La destruction de l'école élémentaire et ses penseurs, la première cause de l'échec scolaire à l'école." Vous sauriez pourquoi vos élèves sont si difficiles, et comment y remédier. Adelaide.  
  Jules Hiard : le 29/09/2009 à 06h20    
  Ce texte est le reflet d'une grande expérience dans des classes du privé dans des arrondissements parisiens privilégiés (à mi-temps de surcroit) ou à l'étranger. Comme quoi les références croisées d'auteurs du même bord sous sources de textes qui étrangement se ressemblent. Oui, je l'affirme, vous n'êtes pas des pédagogues mais de vrais utopistes. Quelle légitimité avez-vous pour écrire de telles thèses, vous qui n'avez JAMAIS eu de classe difficile ?  
  Jules Hiard : le 29/09/2009 à 06h25    
  Quelle légitimité avez-vous pour écrire de tels textes, vous qui n'avez JAMAIS eu de classe difficile ? Blabla que tout cela... Vous citez Meirieu, qui citera Frackoviak, qui citera Montelle, qui citera Charmeux, qui citera Grandserre, qui citera Mathon, qui citera Meirieu et la boucle sera bouclée sans que rien de bien nouveau sorte.  
  Jules Hiard : le 29/09/2009 à 06h25    
  Quelle légitimité avez-vous pour écrire de tels textes, vous qui n'avez JAMAIS eu de classe difficile ? Blabla que tout cela... Vous citez Meirieu, qui citera Frackoviak, qui citera Montelle, qui citera Charmeux, qui citera Grandserre, qui citera Mathon, qui citera Meirieu et la boucle sera bouclée sans que rien de bien nouveau sorte.  
 
 
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