Brume
Comme la ronce qui se tord
Comme la source qui s'assèche
L'amethyste posée sur son coeur disparaît
La perle de ses peurs sombres se perd
Les larmes sur son visage meurent
Le mystère l'envahit
Le cristal se brise
Le sable de ses rêves est délivré
Pour elle, une nouvelle valse est née
Son bonheur éclatant peint l'écorce des arbres
Les coccinelles se désensorcellent
Les chauve-souris s'assoupissent
La nuit s'en va
Sur l'étang l'aube apparaît
Là où jamais rien ne bouge une lueur brilla
Le givre fond alors elle s'éveille
L'été arrive, il est proche
Les nuances du bleu immortel laissent place au jaune soleil
Dans un dernier soupir, le froid rend l'âme
L'eau limpide ruisselle à nouveau
Les feuilles d'érable rougissent
La vie revient, elle la réchauffe et l'entoure
Les lucioles quittent les marais
Le crépuscule ne les a pas attendues
Elle prit son envol
Caresser les étoiles, tel était son rêve
Mais seule la lune n'est pas encore couchée
Elle veille sur la lagune que le soleil éclaire
Les rayons dorés colorent ses fragiles ailes de libellule d'une teinte iréelle et éphémère,
Elle disparaît.
Hyou