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Collège Camus

 
 

Lancement du projet

 
10/03/2008
 

PROJET A L’ECOLE DES ECRIVAINS

I] LANCEMENT DU PROJET  Avant les vacances de Noël 2007, le projet a été présenté à la classe de 3ème 2 : un travail préalable sur la représentation de l’écrivain est proposé. Les élèves ont une vision très stéréotypée, quasi caricaturale, de ce que peut être un auteur : pour eux, c’est un vieux monsieur qui s’apparente à Victor Hugo (certains ont travaillé sur Les Misérables l’année précédente ou sur Le Dernier jour d’un condamné en 3ème), quelqu’un qui vit isolé dans une banlieue parisienne ou à la campagne. Clémence Boulouque leur fait parvenir une lettre pour les inciter à découvrir son livre, Mort d’un silence. Les élèves sont impatients de le lire et ils tiennent à lui envoyer un petit mot, dans l’attente de leur première rencontre, auquel je joins une photo de classe pour permettre à Clémence d’associer un visage à chaque prénom.   II] PREMIERES REACTIONS  Après les vacances de Noël, même les lecteurs les plus récalcitrants ont lu Mort d’un silence. Tous ont été particulièrement émus et intéressés par son histoire, les questions fusent dans la classe. Un travail est mené pour préparer la rencontre du 31 janvier 2008. Chaque élève est chargé de formuler par écrit au moins trois questions, qui sont ensuite retranscrites et sur lesquelles l’ensemble de la classe travaille : il y a des questions auxquelles on peut répondre soi-même en feuilletant le livre ; d’autres qui n’ont pas lieu d’être ; certaines se rejoignent et donnent lieu à une nouvelle formulation. Au terme de ce travail, la règle est la suivante : chaque élève aura au moins une question à poser à Clémence, le jour de sa venue.  III] PREMIERE RENCONTRE : le 31 JANVIER 2008  Certains élèves, encore attachés à leurs représentations, s’attendent à rencontrer une vieille dame respectable, à l’aspect très austère ; d’autres n’ont pas pu résister à l’envie de pianoter sur Internet, la veille, pour savoir « à quoi ressemblait Clémence ». Tous sont très intimidés et l’entrée en classe est des plus silencieuses. Je présente rapidement Clémence à la classe et lui laisse la parole. Elle embraye sur ce jour très particulier du 31 janvier, puisqu’il y a tout juste cinq ans que son livre est paru (la date avait d’ailleurs été choisie en fonction de cet événement). Les élèves les plus hardis se lancent. Les questions préparées avaient été regroupées par thèmes mais, pour ne pas paralyser l’échange, je laisse l’initiative de la parole à chacun. Au cours des deux heures consacrées à l’échange, ont été abordés dans le désordre et de façon non exhaustive : ses premiers pas d’écrivain (quand a-t-elle commencé à écrire et pourquoi ? quels auteurs l’ont influencée ? pourquoi a-t-elle lu trois fois le Journal d’Anne Frank ?) ; ses rituels d’écriture (où, quand et pour qui écrit-elle ? sur quels supports ? quand sait-elle qu’un livre est terminé ? visualise-t-elle une scène ou l’entend-elle avant d’écrire ?) ; sa décision de publier Mort d’un silence (le choix de la couverture ? pourquoi ce livre et pas un autre manuscrit ? qui a-t-elle contacté ? quelle a été la réaction de ses proches à la parution de son livre ?) ; ses autres livres (lequel préfère-t-elle ? sur quoi travaille-t-elle actuellement ?) ; etcLors de la deuxième heure, les élèves se sont détachés de leurs notes et ont réagi beaucoup plus spontanément aux propos de Clémence, qui les aident en émaillant ses propos d’anecdotes diverses. Ils sont restés concentrés pendant ces deux heures qui sont passées, de l’avis général, à une vitesse vertigineuse.  IV] LE LENDEMAIN : REACTIONS DES ELEVES  La rencontre a été fructueuse, elle a laissé des traces dans la classe. L’émotion est encore palpable. Clémence leur a fait parvenir un mail, tous souhaitent lui répondre individuellement. Ils saluent unanimement sa gentillesse, sa simplicité, son enthousiasme communicatif et son courage ; ils la remercient d’avoir répondu à toutes leurs questions. Tous sont impatients de découvrir son prochain ouvrage qui paraîtra au mois d’octobre (« Pourquoi pas avant ? », peut-on entendre dans les quatre coins de la classe…) et le documentaire de William Karel, La Fille du juge, support de travail avant la deuxième rencontre programmée le 20 mars 2008.  BILAN ACTUEL  L’investissement des élèves autour de ce projet est remarquable et ne se dément pas au fil des semaines. Faire se rencontrer un auteur et une classe permet de désacraliser la littérature qui, pour ces jeunes collégiens que je côtoie depuis bientôt cinq ans, paraît bien souvent inaccessible. Je suis persuadée qu’ils n’aborderont plus un livre de la même manière et que ces rencontres resteront gravées dans leur mémoire. Avant ce projet, cette classe n’avait pas de véritable vécu ; depuis, elle a élaboré son histoire et je suis très heureuse que cette histoire ait croisé celle de Clémence Boulouque, à qui la réussite de ce projet doit énormément. 
 
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l'école des écrivains chez Albert Camus de Meaux

 
26/02/2008
 
chère madame , comme convenu je vous ferez parvenir lundi 10 mars en fin d''après-midi, un article sur ce projet de l''école des écrivains dans notre collège dont la responsable est madame SCHUH, professeur de français qui travaille en collaboration très éfficace avec madame Boulouque sur son livre "Mort d''un silence". c''est la classe de troisième 2 qui bénéficie de ce projet et qui est tout à fait enthousiaste et partie prenante grâce à la personnalité du professeur et de l''écrivain dont la passion pour l''écriture est communicative. bon courage, bien cordialement  Claude Pruvost principal adjoint du collège Albert Camus de Meaux
 
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