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Aux plumes, et écrivons la Guerre.

 
 

Maquette de cimetière, par Camille et Corinne

 
10/06/2009
 

 
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  Laborde HG : le 17/12/2010 à 01h11    
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  Laborde HG : le 17/12/2010 à 02h37    
  Maurice Boyau a été décoré de la rosette d'officier de Légion d'Honneur, le mardi 30 juillet 1918, sur un aérodrome de la région parisienne.  
  Laborde HG : le 17/12/2010 à 02h50    
  35 victoires officielles dont une bonne vingtaine de drachens (ballons d'observation)  
  Laborde HG : le 17/12/2010 à 02h55    
  Le père de Maurice Boyau était entrepreneur de travaux publics spécialisé dans les chemins de fer et sa mère était la fille d'un médecin aveyronnais.  
  Laborde HG : le 16/04/2011 à 10h46    
  En 1912, il était capitaine du SBUC et a disputé les 4 matches du Tournoi des V Nations avec l'équipe de France.  
  Laborde HG : le 16/04/2011 à 10h52    
  Il fut officiellement 6 fois international: 4 fois en 1912 et 2 fois comme capitaine en 1913.  
 
 

Maurice Boyau, par Florent

 
11/06/2009
 

Maurice Boyau



Maurice Jean-Paul Boyau est né le 8 mai 1888, à Mustapha en Algérie.

Il est décédé le 16 septembre 1918, à l'âge de 30 ans, à Mars-la-Tour (Meurthe-et-Moselle), au combat.

IMAGE 2

Fils de grands propriétaires landais,
Maurice Boyau était un sportif complet, pratiquant le cyclisme et la pelote basque, mais surtout le rugby. Il commença à y jouer à Dax, puis il partit au Stade Bordelais (le SBUC), où il  remporta le titre de champion de France en 1911. Ensuite, il revint à Dax et remporta le titre de champion de Côte Basque/Landes, en 1912. Ses qualités physiques le firent sélectionner onze fois en Équipe de France, au poste de troisième ligne aile. Il fut même capitaine lors du dernier match du Tournoi des Cinq Nations d’avant-guerre.
Lorsque survint la guerre de 1914-1918, il s'engagea tout d'abord en temps que conducteur d'auto. Puis il passa dans l'aviation pour laquelle il se passionna. Il excella dans toutes les branches de celle-ci : reconnaissance photographique en monoplace, bombardement à faible altitude, attaque des troupes à terre,…


En intégrant la célèbre escadrille de chasse Henri Decoin (la N77), il se classa rapidement parmi les tout meilleurs pilotes de chasse car il remporta 35 combats et abattit 43 avions ennemis, ce qui le plaça au 5ème rang national.



Mais le 16 septembre 1918, les Allemands réussirent à l’atteindre, son avion prit feu et tomba dans les lignes ennemies où son corps ne fut jamais retrouvé.
Il fut alors fait Officier de la Légion d'Honneur, à titre posthume, tout comme membre de l'ANS, l'Association Nationale des As.


IMAGE 9



Le stade de rugby de Dax porte en hommage son nom,

une statue à son effigie est élevée à ses environs.



Dans la main levée et ouverte de l'aviateur, se serait trouvée à l'époque une statuette représentant un taureau, rappelant que Dax est une cité taurine. Cette fameuse statuette aurait été plusieurs fois volée et remplacée jusqu'à ce que la mairie, lassée, ait fini par ne plus remplacer le petit taureau, disparu une énième fois.

Depuis la main de l'aviateur est désespérément vide.




Sources :
 - Archives Départementales des Landes.
 - theaerodrome.com/forum.
 - Wikipédia.
 - association14-18.org/documents/aviation/
 - aerosteles.hydroretro.net/

(D'intéressantes précisions sur Maurice Boyau ont été laissées

par un lecteur, que nous remercions ;

à consulter en "commentaires" du billet

"Maquette de cimetière, par Camille et Corinne".)






 
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